My Fibroid Journey

Le titre est en anglais, le texte en français… Toute la dualité de l’éducation reçue pendant de longues années tant au niveau familial qu’académique. Certains concepts me viennent en anglais aisément et pour leur déroulé plus étendu la langue de Molière prend souvent le pas sur celle de Shakespeare. D’entrée de jeu, pour ceux qui me lisent pour la première fois, surtout sur un sujet personnel: il y’aura des coquilles dans le texte (pour des raisons que j’expliquerai un autre jour peut-être; je corrigerai plus tard rassurez-vous); c’est surtout parce-que j’écris toujours en un jet de quelques minutes ce que j’ai longtemps ruminé. Les sujets de ce type bien qu’ils soient d’utilité publique, pour moi, ne doivent pas toujours faire l’objet d’une leçon, vous n’aurez donc pas un exposé ( nous avons les écoles, les livres et google pour çà; de plus je suis disposée à poursuivre la discussion et apporter un éclairage technique et médical dans vos commentaires ou sur mon instagram mamzell_jd), nous allons nous concentrer sur autre chose. Tout ceci étant posé, revenons à nos fibromes… hé oui nous parlons du vécu; de la vie des femmes noires avec les fibromes utérins…pas de moutons…

Vos épreuves peuvent être vos fleurs de bonheur prêtes à éclore. JD

Du plus loin que je m’en souvienne de conscience d’adolescente j’ai toujours voulu, au cas ou je vivrai en couple, d’une suite parentale avec des chambres séparées ouvertes et communiquant au travers d’un bureau cosy et d’un dressing. Mon père étant dessinateur en bâtiments, les plans à l’encre-coupes-perspectives faisaient autant parti de moi que l’air que j’inspirais, alors je visualisais très bien ma maison idéale… je la visualise toujours bien d’ailleurs. C’était surement du à ma tendance naturelle à abhorrer le contact physique intempestif, à avoir besoin de mon espace vital, à avoir mon rythme (parfois inversé; qui ne s’est arrangé ni avec l’age ni avec l’exercice du métier), à un esprit vif mais aussi l’hyperactivité mentale qui va avec… certains pensent d’ailleurs avec du recul que je présente une forme de trouble du spectre autistique (si vous voulez comprendre pourquoi: je vous renvois à mon ancien article Parent D’enfant Spécial ou une Vie en Arc-en-ciel publiée en 2018 sur la magnifique plateforme collaborative LES MATERS). Alors oui je voulais (veux) des chambres séparées, mais ce n’est qu’avec l’age adulte et l’apprentissage du monde, que j’ai compris qu’il y’avait aussi d’autres raisons plus profondes dont une: je ne souhaitais en aucune façon partager mes scènes de meurtres mensuels avec qui que ce soit; c’était déjà assez pénible pour moi toute seule.

Je fais donc parti des 90% de femmes noires qui pendant leur vie (période de « fertilité ») présenteront cette tumeur: le fibrome. Mieux, je fais parti de celles qui ont des antécédents de ce type de tumeurs dans leur famille et de surcroît de celles qui ont eu leurs menstrues (règles; ménarches, menstruations, periods) assez tôt avant 12 ans allongeant ainsi leur période de fertilité et donc d’imprégnation hormonale… augmentant par là les risques de développer une ou plusieurs de ces tumeurs, et qu’elles soient symptomatiques (méchantes). J’avais promi plus haut de ne pas être trop technique, mais il fallait planter le décors de la gravité, des facteurs de risques et de ce que ces connaissances auraient peut-etre permi d’anticiper, d’éduquer, rassurer l’enfant que j’étais.

Mais personne ne savait; les parents étaient jeunes, faisaient au mieux pour nous offrir une éducation correcte et riche; les aînées/tantes avaient pour certaines toujours eu des menstrues abondantes et plus tard des opérations, alors initialement la question ne se posait pas vraiment. J’ai donc grandi dans une douleur menstruelle mensuelle permanente pendant des années. Etant éduquée pour « overcome » et ne voulant être addict à aucune substance, je ne prenais presque jamais d’antalgiques. Mon adolescence était donc entre douleurs et gêne; nuages de sang débordant quoi que je fasse. Une Deux Trois Serviettes (quel mot rébarbatif) en même temps? rien n’y faisait. Etait-ce la qualité des serviettes ou moi qui n’y comprenais rien à leur utilisation (moi ne pas comprendre quelque chose de technique ou ne rien faire pour remédier à cela, c’est mal me connaitre). La société, les amis aussi ignorants qu’imberbes te renvoyaient tous à ta responsabilité. Fallait avoir honte et se cacher (comme ces femmes dans certaines communautés africaines envoyées en exil dans la foret pendant cette période). Alors, tu cherches toujours comment t’habiller d’une tenue adaptée, pour prévoir les accidents inévitables; ou tu ne sors pas du tout (toute façon çà fait trop mal pour marcher). Avec le temps tu es de plus en plus fatiguée (anémie) mais tu t’adaptes: aux périodes de saignements de plus en plus longues; aux douleurs de moins en moins tolérables. Et les scènes de meurtres… parlons-en de ses nuits à dormir d’un œil ou pas du tout car en sus de la douleur tu guettes l’instant fatidique ou la marée rouge va inonder ta belle literie; alors tu cherches la position la moins risquée; tu cèdes à la moindre envie de miction (que d’aller-retour aux toilettes!); et dès que tu as le malheur de t’assoupir, le réveil humide, plus rouge que les tenues des khmers du même nom, te rappelle à l’ordre. L’adolescence devient donc un parcours du combattant; pendant que d’autres ont peur du sang, tu te dois d’apprendre toutes les façons humainement possible pour le toucher, l’apprivoiser, le nettoyer. N’effaçant pourtant ni les questions, ni les frustrations; créant l’isolement.

Je ne sais combien de bœufs j’ai ainsi égorgé pendant toutes ses années, mais je me suis vidée pour de vrai. Ton corps change avec le temps et les expériences, mais ton ventre reste l’épicentre méconnu de tes malheurs sociaux. Il aura fallu atteindre l’age canonique de 27 ans et déjà presque médecin, dans une localité moins médicalement nanti que les grandes villes du pays appelée Njombé, guidée par ma curiosité scientifique pour qu’une échographie de routine mette le doigt dessus: j’avais un myome/fibrome. Et c’était tout. Il a fallu se documenter seule; se poser les bonnes questions; prendre conseil chez des gynécologues… une chose était permanente: si ce n’est pas symptomatique (taille importante; saignements invalidants etc) on surveille. En clair si ce n’est pas « life-threatening » on ne fera rien; dans l’absolu personne ne souhaitera fragiliser votre utérus (en attente de procréation) alors que le risque de récidive est de toute facon élevé. Alors on fait avec, on oublie presque. Jusqu’au jour ou…

Jusqu’au jour ou on a plus le choix; qu’une grossesse douloureuse qui risque ne pas arriver à son terme malgré tout vos efforts (medicaments; examens, allitement; cerclage etc) vous rappelle l’enjeu. On découvre qu’en 2-3 ans il n’est plus seul, ils sont 3; et ils grossissent plus vite que votre fœtus. Et quand les éfforts combinés et la grâce du ciel permettent qu’ils arrêtent de grossir pour entrer en souffrance (necrobiose), vous découvrez qu’il existe d’autres paliers supérieurs de douleurs.

Je vous rassure (si vous avez lu l’article sur Les Maters, vous savez deja..) que mon fils est arrivé, au terme d’une longue bataille dont je ne maîtrise surement pas tout les tenants et aboutissants. L’espoir est donc permi. Mais faut-il absolument en passer par là? Aujourd’hui la bataille n’est pas encore gagnée; le mal prend du terrain, le terrain de la douleur et de l’épuisement et il va falloir l’éradiquer à sa base. Je reviendrais surement avec un autre petit texte pour vous faire part de la suite du voyage (insha’allah), car pour beaucoup c’est un voyage à vie, qui impacte la vie à tout point de vue: les relations sexuelles ne sont plus justes une affaire de plaisir mais aussi de douleurs; la maternité ne va plus de soit elle est réfléchie; les interventions chirurgicales, les hormones, les antalgiques sont vos compagnons de route parfois… Et cela ne vous préserve pas des autres problèmes gynécologiques possibles chez toutes femmes: Endométriose; SOPK-syndrome des ovaires polykystiques (certaines ont des combinaison de tout cela et plus encore).

C’est juillet, un mois de sensibilisation sur les fibromes utérins, un problème de santé publique dans la communauté noire. Est-ce parceque c’est la communauté noire que ce problème n’est pas au devant de la scène? A nous de porter la voix pour que le tabou se lève et les choses changent. Il est surtout question de prendre en main notre propre éducation sur le fonctionnement de notre corps et sur les options que notre environnement nous offre. Les professionnels font de leur mieux sur le plan technique, mais vous connaissez mieux votre corps et ses changements, prêtez lui attention. Beaucoup apportent aussi des connaissances sur l’aspect de l’approche alimentation, sophrologique et méthodes douces pour vivre mieux sa maladie; car déjà opérées (risque de récidive) ou non, être consciente d’être malade (ce n’est pas que des « règles douloureuses » les amis) c’est prendre conscience du changement de vie qui va avec.

En attendant l’amélioration de mon état de santé et vos questions médicales ou sociales; quelques comptes instagram de jeunes femmes noires (associations; porteuses de fibromes; soignantes de divers ordre) vous apportent du contenu utile sur la question :: Nana Konamah , v100fibromes , Andréa Bomo Les gynecologues sont vos partenaires; Google votre ami; Les Livres vos aides aux soins.

OUI, je souhaite toujours avoir des chambres séparées, moins parce que je ne vivrai pas avec quelqu’un qui m’accepte totalement (ce sera la base) mais plus parce qu’il faudra plus d’espace pour s’amuser de corps trop longtemps bridé par la douleur et libéré de celle-ci (vous pouvez rire.. vous avez bien compris ce que vous avez lu)

Prenez votre bien-etre en charge.

Défi N*4: Écrire une histoire à partir de la 1ere image de son fil d’actualité instagram

#defi30joursecriture

Maya Hope, LE CYCLE DU SOLEIL

Il m’arrivait souvent de regarder debout par la fenêtre ouverte le soleil se lever à l’aube, d’apprecier les diamants de la rosée et savourer le vent frais venu de la mer dont le ressac régulier se persevait plus qu’il ne s’entendait. Mais pas aujourd’hui, pas aujourd’hui non. J’étais attendue.. Il était temps.

****

La tasse tomba brutalement, dans un bruit aussi fracassant que la nouvelle qu’on venait de lui annoncer… Enfin! Tant d’années d’efforts, de travail, la violence des combats, les coups bas, les jalousies. Tout ces moments où elle s’est sentie seule, abandonnée de tous. Ces minutes de doutes se disant que sa voix bien solitaire ne porterait pas bien loin ce en quoi elle croyait profondément. Sa foi en la paix et la guérison souvent ébranlée. Il était enfin temps et cette nouvelle, pourtant espérée, faisait l’effet d’une bombe, un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle fonça dans le corridor à peine éclairé malgré le soleil au zénith et la sensation de fournaise depuis 3 jours, passa en furie devant la console préferée de grand-mère, abandonnant un invité ébahi sur le fauteuil en rotin chiné aux puces la semaine d’avant et qui aurait bien besoin de refection avant de supporter le poids d’un homme se rappella t’elle vaguement avant d’oublier la pensée aussi vite qu’elle etait venue.. Il y’avait plus important. De toute façon il comprendrai, il ne pouvait que saisir et même si ce n’était pas le cas.. Il y’avait plus important. Les escaliers s’effacèrent 4 marches à la fois tendit qu’elle volait vers le telephone, plongeant dessus fébrilement.

~~ Allô maman?! ça y est, ça y est enfin.. Et dans cette voix forte qui la caracterisait elle continua sans reprendre son souffle..

~~Il est en bas au salon avec la lettre officielle! Y’avait que maman qui pouvait comprendre, saisir la portée de ce qui venait de se passer.

~~Maman tu m’entends?! Un long silence lui répondit, si bien qu’elle eu l’impression à un moment que la ligne ne marchait pas.

~~Oui, je t’entends ma fille, je t’entends. Ajoutant de sa voix fluette, Qui ne t’entendrait pas avec cette voix de demenageur?! Tu veux réveiller les morts? On sentait le sourire sur ses lèvres. Elle n’en dira pas plus. Elle n’en disait jamais trop de toute façon, ni trop peu ni pas assez. Calmant ainsi en peu de temps l’excitation qui faisait surement crépiter l’air autour de sa fille.

~~ Maman… Il était temps.

****

Un sourire lent lui monta aux lèvres, pas simplement de joie, mais un sourire d’accomplissement profond. Oui, il y aura encore des combats. Il y aura des moments extrêmement difficiles, elle serait salie, sabotée, mise à mal, exposée, vilipendée, déchirée; les plus hardis tenterons de l’effacer de la surface de la terre (dans leurs rêves les plus fous); mais l’histoire retiendra ce jour. Pendant que les rayons doux du soleil couchant illuminent encore plus cette belle journée, ses pensées voguent vers ces moments où sa parole n’avait pas droit de cité, où les combats étaient sur tout les détails du quotidien, il fallait survivre envers et contre tout. Envers et contre tout ce qui voulait tuer l’espoir en elle, l’espoir pour sa fille et ensuite la fille de sa fille. Elle était le roseau, plier mais ne pas rompre. Et contre vents et marées elle a tenue et vue ce jour au-delà de toute espérance. Il fallait un jour comme celui-ci pour faire sortir cette jeune fille de son refuge au bord de la mer. Et maintenant qu’elle en était sortie pour un long moment, ils essaieront de la briser oui, mais ce n’était pas sa petite-fille pour rien. Elle leur sourira avec la sérénité de sa mère et les mettra à terre avec l’esprit combatif de sa révolutionnaire de grand-mère. Cette pensée éclaira son visage ridé d’un autre sourire édenté, tendit que le soleil se couchait enfin sur les hibiscus au fond du jardin. Faudrait penser à dire au nouveau jardinier en chef de Maya de tailler cette haie qui dépasse. Maya avait désormais une équipe de jardiniers, la pensée lui arracha un autre sourire amusé. Le vent froid se levait déjà trop vite en cette saison, faudrait peut-être rentrer avant de choper la crève sur ses vieux os, il était temps.

****

Du coin de l’oeil elle vit sa grand-mère rentrer par le coté de la demeure blanche à colonnades appuyée sur sa canne ébene ouvragrée, écartant les mains secourables de son majordome en maugréant comme d’habitude sur le nombre de batailles qu’elle a gagné qui dépassait de loin l’age du mal-avisé bougre, elle pouvait encore marcher pardi! Mère vint lui chuchoter à l’oreille:

~~Maya, je vais aider grand-mère Faith avant qu’elle ne se foule encore une cheville. Elle-même préférait l’appeler Hemley, et non pas la version anglicisée de ce nom si puissant. Mais elle hocha simplement la tête et regarda la frèle silhouette de Hope (qui contrastait tellement avec sa voix) s’en aller paisiblement vers la demeure. Quel autre nom pouvais t’on d’ailleurs donner à cette immensité architecturale se demanda t’elle in peto.

Photo issu de @girlbehindthehustle sur Instagram (tout un programme). Adrienne Banfield-Norris, Jada Pinckett-Smith, Willow Smith

Son attention fut détournée par son sécretaire particulier.

~~Ils sont là, Madame.

Elle posa son verre, eût une pensée furtive pour la mise en plie de ses braids-out, se redressa et avanca vers l’avenir. Mr R., Dr Ruben pour les intimes, vieux compagnon d’armes de Mère et accessoirement psychiatre, s’avancait vivement vers elle. Souriant, bras tendus.

~~Maya Hope! Et après un clin d’oeil plein de fierté.. Je te présente Son Excellence Mr Haïlé.

Sans lui laisser le temps de finir, le grand Monsieur élégant s’inclina:

~~Mme La Présidente Hope, Tout l’honneur est pour moi de vous rencontrer enfin. Il était temps.

Fin

Note Sur Le Défi N*4 : A la difficulté de l’inconnu avec une photo surprise s’ajoute celle d’un exercice que je n’affectionne pas particulièrement.. Roman. J’aime en lire ..mais alors oser écrire une nouvelle.. Sûrement une apprehension personnelle. L’exercice a l’avantage de nous obliger à oser.

La fatigue et le manque de temps aidant, j’ai fait au mieux et au plus vite. Avec la sensibilité qui est mienne.

PS: les nombreuses coquilles du texte seront corrigées quand j’aurais un peu de temps devant moi. Indulgence. Svp. 😎

#defi30joursecriture Défi N°3: Sablier 10 min d’écriture

L’Affaire Roman Polanski ou La Peur qui doit changer de camps.

« Je n’aurais jamais dû parler » Charlotte Lewis (cliquez sur son nom pour voir la vidéo YouTube)


Merci à mon amie Joëlle de m’avoir fait tomber sur cette vidéo, une vidéo de plus, une de trop. Je pourrais y adjoindre le brillant discours de L’humouriste Florence Foresti à la 45e Céremonie des Césars où le Mr a été récompensé, mais je me contenterais de l’essentiel. Nous n’avons que 10 petites minutes.

Il est hallucinant le nombre d’enfants (filles et garçons) ayant subit des attouchements depuis l’enfance. De manière banale avec leur égaux.. Mais pire avec des aînés de toutes confiance.
Nombre d’entre-nous en sommes victimes. Enfouis, plus ou moins oubliés, ces souvenirs reviennent parfois en flash colorés de scènes sans rapports les unes aux autres. Souvent la sensation de malaise. Souvent les combats d’aujourd’hui, mal-etre et dépression ont des sources profondes.


Le monde va mal.


D’aucuns disent qu’avant (l’époque bénie de nos ancêtres) c’était tout aussi tabou et on lecachait. Que non. Les honteux cachaient peut-etre, mais tout ce qui existait de mal ou de bien avait bel et bien 1 nom en langue ancestrale, et tout avait une punition et des cérémonies de purifications adaptées.. Comme quoi rien n’était impuni.

C’est l’humain qui dans la priorisation de ses vils interets a peur de la vérité et surtout de ses conséquences sur les acquis (très souvent matériels).

Si la parole était libérée, les enfants accompagnés, les victimes REELLES soutenues et les punitions humaines enclenchées à temps.. Hé bien.. On aurait pas besoin de s’inquiéter de ce que « ces génies » ont apporté au monde pour se dérober de rendre des comptes. Ils n’auraient simplement pas eu le temps de construire cette carrière (tchip!!)


Quand les benefices d’une vie usurpée servent désormais d’arguments pour la leur conserver.

On marche sur la tête.

Notes Perso sur le Défi: 10 minutes, c’est court.. Très court.
Ce fut plus ardu et bien plus jouissif que prévu , car comme on dit souvent ..il suffit de commencer et là ca devient difficile de s’arreter à temps. Lol
Le post facebook de mon amie m’a inspiré sur le moment et comme c’est un exercice qui m’est familier (réagir brièvement sur le vif) c’est tant mieux. Leçon du Jour: trouvez un sujet, un événement, un truc ordinaire qui vous parle et là mettre les mots est plus aisé. Attendez d’avoir à dire.

Défi 30 Jours Spécial Écriture…

10 mois de silence sur ce blog.

Et cela aurait pu continuer sans que je ne m’en plaigne, mais surement avec un petit pincement au cœur. On sait souvent où les années sabbatiques commencent mais on ne sait jamais quand elles se terminent, peut être jamais vraiment. Les expériences sur le chemin de la paix interieure nous changent irremédiablement.

Dans mes nouvelles aventures, mes nouvelles expériences, j’ai rencontré Madame Kea Ring, auteur, plus ou moins active sur Instagram. Elle évoque souvent très bien les problematiques liées à l’ecriture sur son blog et ses pages. La page blanche entre autre. A l’image des défis sportifs, elle a lancé un défi le 1er mars, un défi 30 jours d’écriture qu’elle vous expliquera mieux que moi sur MadameKearing.

Ceux qui me connaissent un peu IRL (in real life) savent qu’il ne faut pas prononcer le mot « défi ».. Mais dans la réalité je crois juste que j’attendais un petit déclic, un booster (Non, pas la bierre. Les camerounais comprennent à quoi je fais reference), car sur tout mes post sur les R.S. du moins pour ceux que j’utilise (insta, facebook, tweeter à l’occasion) le travail de texte demeure. J’ai toujours eu l’écrit spontané, en un jet sans relecture; le fait de continuer sous ces publications me garde ce lien avec les mots. Bien que je ne me sois jamais considerée auteur(e), il s’agit pour moi de reapprivoiser quelque chose que je faisais naturellement à l’adolescence remplissant des cahiers à en plus finir de poèmes, de revenir à quelque chose que j’aime malgré tout, et surtout de transcender mes difficultés habituelles en sortant des sentiers battus. Je ne respecterai pas toujours les défis quotidiens (que je prendrai la peine de découvrir au jour le jour): manque de temps (l’excuse fetiche), mon problème de procastination, diverses problématiques personnelles, pas de connection internet (n’oublions pas… Je suis toujours dans un pays du sud du sahara); mais je ferai l’effort de temps en temps de respecter le défi du jour et d’en faire-part.

Exit donc les défis 1 et 2, complement zappés car non vu, mais pourtant interressants. Peut-être y reviendrais-je à l’occasion.

Bienvenue dans ce nouveau voyage à la rencontre de moi-même et de vous aussi…

La Fille de L’Homme en Blanc…

Avez-vous déjà vu mourir votre père?

Je ne parle pas de concept psycho freudien de tuer le père à la façon d’œdipe, de fantasme inavoué, de cauchemar ou prémonition… loin de là, loin de moi (vade retro satanas 🤞😆)… Non.

Je parle de voir quelqu’un dont les poumons étaient désormais défaillants, qui manquait de souffle… inspirer et expirer, inspirer profondément puis expirer pour la dernière fois… en le regardant en face et lui dire Au-revoir. Vous, non? (Dites le nous en commentaire 👀), Moi Oui.

Cette scène s’est déroulé il y’a 19 mois. Peu avant cela, j’avais décidé de prendre un congé sabbatique d’un an (comme pour dire que je savais déjà que ce moment arrivait). Un congé d’écriture car je croyais qu’il ne s’agirait que de cela, de ne pas se livrer, de prendre du temps, se préserver pour vivre pleinement cette transition. Plus d’un an et demi après, 1 mois exactement après ce qui aurait du être le 60 tième anniversaire du 1er homme de ma vie, je sais désormais qu’il s’est agit de bien plus… D’un cheminement vers soi. Il m’a fallu plus d’un an pour recommencer mettre des mots décousus sur ces moments de vie (car la mort fait partie de la vie..CQFD). Et j’ai compris une fois de plus, parmi tant d’autres choses, qu’il y’a effectivement un temps pour tout mais personne ne peut en connaitre d’avance la durée. Mon deuil a commencé et au final n’a pas duré un an, surement ne finira t’il jamais dans le fond.

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Plus le sable de notre vie s’est échappé du sablier, plus nous devrions voir au travers.
Ces mots sont souvent attribués à Niccolò Machiavelli ou à Jean-Paul Sartre               (Grand écart de ça 🤣)

« Je souhaites être vêtu de blanc uniquement… ma tombe à l’endroit X, orientée Y », Mon Père!!! Il avait parlé à chacun de ses 2 enfants, à son tour et à sa façon. Personnellement je ne faisais qu’écouter, demander des précisions et ma seule réponse était: « OK Papa. Mais tu sais, On sait déjà. » Il avait bien fait son boulot mon petit papa au point qu’à quelques détails près il n’avait plus besoin de dire les choses. C’est une grâce de vivre et c’est une plus grande grâce de récolter ce que l’on sème patiemment… la récolte n’est pas toujours sonnante et trébuchante. Il y’a bien plus précieux. La Mort est l’ultime initiation pour ceux qui partent mais surtout pour ceux qui restent. Ce moment se prépare pour nous comme pour ceux que nous laisseront dès le jour de notre naissance et dès la leur. Le chemin est long, mais idéalement nous mène à ce moment ultime, inévitable, plus ou moins bien préparé.

Alors le moment venu tout fut fait, sans oublier d’y mettre notre grain de sel pour aromatiser tout ça… l’homme fut vêtu de blanc, le caisson de la même couleur surligné d’or, les bougies, les fleurs… etc. Et plus tard le Caveau. Le Blanc a été le fil conducteur. Notre source de lumière dans l’obscurité. Nous a rappelé à quel point la mort c’est aussi la vie. A permis de garder le soleil au zénith le jour ou nous mettions en terre l’un de nos deux guides. Le Blanc prenait la place refoulant la peine, la peur, les questions très souvent tapies dans l’ombre.

Je pourrais essayer tant bien que mal de dire ici tout ce que la vie et les actes de ce Monsieur ont apporté au monde en tant que corps incarné mais surtout en tant qu’Ame consciente de sa nature, mais on sera ici jusqu’à l’An 40 (2040 hein) que je n’y arriverais surement pas. Mais je commence à peine à percevoir la globalité de l’être qui m’a servi de père, à mesurer combien sa complexité que je croyais connaitre m’était encore bien mystérieuse. On connait très peu nos parents surtout africains en dehors de leurs rôles, les hommes et femmes derrière sont souvent hors de porté ou ne voient le jour à nos yeux que lors d’événements tragiquement ou symboliquement révélateurs. Puis vient le moment ou l’on doit accepter de marcher sur la terre ou repose notre père et subtilement quoi que l’on dise, peu importe notre cheminement jusqu’à ce jour là: On grandit.

Il ne s’agit plus, physiquement et plus encore spirituellement, d’être l’enfant DE; il s’agit d’ETRE. Peu importe son age ou son parcours, la pleine mesure d’être adulte nous frappe de plein fouet; patriarche aussi désormais d’une certaine façon (dans le sens symbolique que le continent mère donne à ce terme); responsable de notre destin sans parapluie ni béquilles ni personne qui mettra encore les genoux à terre pour nous (les orphelins des 2 parents comprennent); l’heure de mettre en oeuvre ce qui a été emmagasiné de savoir et d’apprentissages arrive; le moment critique de s’affranchir du poids du parent dans nos choix sans renier le bagage reçu (Tuer le père toujours plus). On ne se contente plus de vieillir, On mûrit.

On dit communément que l’on perd les gens. Ai-je perdu mon père? Je n’ai jamais eu cette sensation, ce ressenti. Peut être est ce l’éducation spirituelle qui nous a imprégné toute notre vie qui nous y emmène plus facilement. J’ai été peinée et le serais toute ma vie; j’ai peur et surement aurais-je peur toute ma vie désormais. Je n’ai plus son corps auquel m’accrocher, son bras pour me soutenir lorsque je me relève, ses mains qui conduisent la voiture à ma place parce-que je ne veux pas et me mènent ou je souhaite (de temps en temps hein..il n’est pas votre chauffeur, battez-vous ou apprenez à conduire madame! 🤣🤣), je n’ai plus sa bise sur le front lors des événements importants de ma vie, je n’ai plus sa voix qui m’explique tout ce que je veux comprendre des traditions-us-coutumes-mysticisme-histoire familiale passée et contemporaine. Mais non, je n’ai pas perdu mon père. Il continue sa vie, son chemin. Mieux, je n’ai pas perdu son amour pour moi.

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Je ne raconterai pas toutes les expériences vécues par chacun comme par lui durant ses 7 mois de maladie, ni ne ferai part des rêves des uns avant son départ, ni des conversations des autres avec lui à des milliers kilomètres le jour de sa mort alors que pour la première fois son corps avait cédé, ne raconterais pas les ‘miracles’ pendant ses obsèques et même après. Je dirais juste que chacun devrait avoir la grâce de voir célébrer sa vie plus que pleurer sa mort et il ne tient qu’à nous.

Parfait? noonnn non, il me fatiguait à m’envoyer en cuisine net quand je voulais fuir dans ma chambre… j’entends encore sa voix dans ma tete (« Ah mamyyyy, bidjeck bi tabéé?!!! Etre ‘la mère’ de son père quelle plaie 😜😜), il ne buvait pas d’alcool (une petite Guiness en 3 jours une fois l’an c’est un crime pour l’économie mondiale norh?🤦‍♀️ Ntap), ne fumait pas et tant mieux (tout ça la pour mourir parce-que les poumons lâchent et manquer de souffle, quand je vous dis que le type là était lui fort), aimait les foto depuis petit peut-être pour immortaliser mieux que sa mère partie trop tôt son passage (me voici qui comme mon aïeule homonyme, très belle brune de son état autant que je suis noire, n’aime pas les foto mais je me soigne), et j’en passe et des meilleures. Chaque jour qui passe je suis de plus en plus MOI et embrasse de mieux en mieux d’être la fille DE. Connaitre d’ou l’on vient est précieux; profitez pleinement de ceux qui sont encore debout et qui en savent un rayon, posez leurs les questions, découvrez vos familles, votre pays, votre histoire; viendra bien tôt le moment ou vous en serez dépositaire pour les générations à venir.

Chaque jour qui passe, je réalise pleinement l’importance des valeurs qu’il se peinait à nous inculquer. A partir de rien.. de rien du tout, on peut être grand… grand d’humanité, et n’emporter que ce que l’on a véritablement donné au monde, aux autres.

En 3 mots, il nous a appris que: La vie continue.

Sur les épaules d’un petit bout d’homme à l’esprit géant je me suis longtemps tenue, j’y ai pu voir la vie au-delà des limites de l’horizon, ce fut ma grâce. Il est temps de trouver soi-même le chemin qui y mène.

🎁 A l’Homme en Blanc qui nous regarde, Merci. Ta fille qui t’aime.

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On ne choisit pas sa famille…

Encore moins sa famille recomposée…

Les familles recomposées… Voilà un thème imposé où  je me suis dis: A l’heure où  le TBC me demande une approche plus personnelle (ce que je fais ailleurs et de manière parcimonieuse), ils choissisent un sujet dont je ne connais rien, c’est bien ma veine.

Ayant perdu il y’a quelques jours mon pillier  (mon père), son exemple de vie de couple marié-heureux de 33 ans nous est en tête; comme il nous revient qu’autour de nous les oncles/tantes n’ont pas forcément  le meme vécu: des celibataires endurci(e)s aux divorcés  épanouis  en passant par les malheureux mariés toujours en crises. Nous nous apercumes vite que le sujet nous renvoyait comme pour beaucoup au mariage et à  la perception que notre société en a, ‘La poule ne parlant pas des choses des dents’ il etait evident pour nous que nous n’avions rien à en dire. Mais au fond est ce vrai? Qu’est ce que la famille? N’en forme-je pas une avec mon petit prince? Et vue mon age, elle est appelée à  evoluer.

Alors la famille, la famille ‘composée’, classique: « Communauté  d’individus relié  par des liens de parenté » Claude Levi-Strauss, elle induit une obligation de solidarité morale et materielle entre ses membres censée aider à proteger ceux-ci et favoriser leur epanouissement physique, social et affectif.  Etant un element de la culture, elle varie donc selon les contextes dans sa conception du nombre, du niveau  de solidarité et meme du type de liens; Mais le paramètre épanouissement, l’élément bonheur est immuable. C’est donc de l’individu qu’il s’agit avant tout; L’individu dans sa connaissance de lui-meme, dans ses choix, sa conception de la vie, et sa capacité à s’affranchir ou non d’un carcan établi par des individus qui ne sont plus sans pour autant trahir les valeurs d’humanité… exercice de haute voltige s’il en est.

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Un aîné m’a dit il y’a deux jours que son divorce était dû au fait qu’ils vivaient (s’exprimaient) dans deux bulles différentes: pendant qu’elle etait vacances en europe, blingbling, meilleurs ecoles pour le plaisir de la comparaison; il aspirait à  autre chose, une elevation spirituelle, un ‘connais-toi toi-même’ qu’en face on n’etait ni en meme de comprendre ni meme d’entendre. Très  vite tout a été clair. Il etait de bon ton pour le jeune cadre presentant bien qu’il avait été (et etait toujours lol), formé à  l’excellence occidentale, de se marier… il le fit donc. Nous appellons la somme de nos erreurs: experience, il fit donc l’expérience du mariage avec quelqu’un qui ne lui correspondait pas. Vint le moment du choix avec les enfants au milieu, 15 ans plus tard dit-il, il le referait meme plus tôt, car on n’offre à  ces enfants que ce qu’on a : sa paix interieure, son epanouissement, sa force, l’image d’un couple vraiment en phase (malgré  les tumultes), le bonheur d’etre soi-même. « Si je savais avant ce que j’ai compris ensuite… j’aurais attendu. Attendu d’etre mur et clair avec mes vrais besoins, attendu la bonne. J’ai essayé de reussir mon divorce ». Mais ‘Si jeunesse savais…’ ce serait trop facil n’es ce pas? Chaque pierre dans un jardin contribue à  sa beauté.

Quand à moi, j’ai commencé à  batir ma famille, malgré  le carcan social qui attendait de moi autre chose, autrement. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Comme pendant la composition d’un tableau de Maître, j’associe les couleurs que le destin m’envois en priant pour la clairvoyance necessaire pour ne pas utiliser celles qui ne feront pas écho avec mon etre interieur. Cela necessite du courage et de la patience, de ne pas ceder à  la pression sociale… Mon feu père (traditionnaliste s’il en est) m’avait dit une chose surprenante avant de partir: « Ne te marie pas pour moi, ni pour ton fils, ni pour personne… marie-toi pour etre heureuse en etant toi-même, ton partenaire doit etre a ta hauteur. Il y’aura des difficultés y’en a toujours, mais ne te trahi pas pour un pseudo mariage. » Bon, j’ai donc mon quitus moral…lol.

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De facto, ma famille à  moi est atypique et le sera toujours. J’en arriverais probablement à  demander à  un tiers de devenir parent le jour où  il se mettra en couple avec moi. J’aurais peut-etre moi aussi à devenir maman de plusieurs du jour au lendemain qui sait (ne pas demander aux autres ce qu’on est pas pret à  donner). Rien ne sera facil si je souhaite me mettre en couple… faudra trouver l’équilibre: gérer  l’arrivée  du nouveau conjoint dans la famille (avec son vécu  antérieur, en esperant que les demons soient exorcises) et la relation entre les nouveaux et les Ex, trouver chaqu’un sa place de beau-parent, trouver comment se faire appeller sans heurter, trouver un compromis pour les divergences dans l’éducation (qui parfois implique d’autres adultes), organiser la maisonee et la nouvelle fratrie en donnant du temps, etre clairvoyant sur ses phobies (tabou de l’inceste et autres), acceuillir les nouveux bébé, gérer les conflits et etre un parent juste… et composer avec les belles-familles entremêlées. Liste non-exhaustive de gros challenges qui ne peuvent se relever que dans l’Amour vrai, la confiance entre les adultes et mieux encore le Dialogue. Le secret ultime commun à  toutes les recompositions reussies disent les temoins: Parler, beaucoup voire trop.

Les schemas traditionnels sont de plus en plus bousculés, mais cette mosaïque est source d’infinie richesses, encore faut-il de la maturité et un partenaire sûr. « Pour construire un esprit de famille recomposées, il faut avoir une vision commune et une implication des deux adultes (voire plus, dirais-je lol). Vous êtes des bâtisseurs ». O. Becker. Resilience et lâcher-prise  seront vos mots d’ordre. Les jeux relationnels sont complexes, mais l’enfant a juste besoin d’amour et de parents maturs qui ne se sentent pas en insécurité lorsque leurs enfants sont heureux en compagnie d’autres adultes et en meme temps assez en paix avec eux-meme pour ne pas supposer que tout le monde veut leur ‘voler’ l’affection de leurs poussins comme ils n’auraient  de telles velléités (n’es ce pas?). Votre enfant pour etre en paix a juste besoin de votre quitus pour aimer l’autre sans culpabiliser du poids d’une supposée trahison que vous lui faite porter. Beau-parent c’est tellement plus qu’un parent, parcequ’il a choisi d’aimer sans y être obligé. 

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Y’a pas pire trahison envers les autres que celle qu’on se fait à soi-même; se mentir sur qui on est vraiment c’est  ouvrir la boite de pandore. Il n’est pas de sacrifice facile et sans regrets ponctuels, mais l’honnêteté envers soi-même aidant il n’est pas de vains sacrifices dont les bienfaits perdurent au-delà de cette vie. N’ajoutons pas des plaies aux cicatrices, soyons heureux c’est le meilleur moyen pour qu’ils le soient.

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A mon petit Prince… ton bonheur sera toujours mon baromètre, je lui sacrifierais mon bien-etre et tout ce que je possederais… mais je ne lui sacrifierais jamais ma paix profonde.

 

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Article ecrit dans le cadre du TBC (liens à  suivre)

Thème imposé : « Les familles recomposées  »

 

 

 

La vie est belle…

Au nom de mon amour pour moi, je pars. Sans crier  gare, ni coup de trafalgar. Je n’essayerais pas de forcer un destin qui mien n’aurait pas à l’être. J’ai passé depuis longtemps la periode de doute sur ma valeur intrinsèque pour espérer encore, comme l’enfant que je ne suis plus, par un aveugle être vue ou par un sourd être entendue.

Avant  de partir, je ne te laisserais pas ces mots que tu n’as pas su meriter ou essayeras de meriter en un temps qui n’est pas le mien. Je n’en doute pas tu essayeras, ils essayent tous… même égoïstement, et tu ne t’es pas suffisamment démarqué de tes congénères pour qu’il en soit autrement.

Pendant que je me deferais de nos liens sommaire, je penserais au nous que tes mots m’ont fait imaginer et maudirais la gentilesse d’un esprit près à esperer le meilleur de l’humain. Je me rappellerais que les mots n’ont pas de valeur pour les autres comme ils en ont pour moi, que beaucoup ignorent l’effet des vibrations qu’ils émettent en vain.

Sur le chemin du detachement, j’aurais flashback et réminiscences d’une dimension qui n’existerait que si tu étais a la hauteur de l’image que tu te donnes de toi-meme. Je laisserais l’etre que tu aurais pu etre me tenir compagnie de temps en temps, le temps d’une larme.. le temps d’un sourire. Je te pardonne de n’être que toi et meme d’avoir voulu me faire croire que je meritais moins que ca. Je ne detromperais pas les autres, tes amis savent que tu peux etre génial; tu n’as juste pas été  à la hauteur de l’honnêteté que je porte en moi… je te dedouanerais ainsi de ta médiocrité que j’espère pour toi passagère.

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Arrivée à bon port je ne regarderais pas derrière… j’ai toujours été moi, vraie et sincère. J’apprendrais de la nature humaine comme d’habitude en ne la laissant pas me traverstir. J’apprends le ‘lâché prise’, le bonheur du present qui forge l’éternité. La liberté  d’être soi-même et d’attendre que l’univers attire l’Alter-ego qu’il me reserve lorsque lui et moi seront prêts. De mes vies passées j’ai appris qu’il y’a des blessures physiques que cachent les vetements et d’autres émotionnelles que cachent les sourires… j’offre mes sourires et mon silence à  un univers qui sait mieux que moi équilibrer les forces. Je m’aime en gardant pour l’humanité une infinie générosité.

Alors, je laisserais le vent venant de la mer et les embruns porter à toi les effluves de ma nouvelle fragrance signée Lancôme :  » La vie est belle »….

 

Aventures d’une grossesse pathologique…

Prenez cahier, la lecon du jour…

Titre: Grossesse difficile ou l’art d’obtenir un pseudo-repos longue durée…

« La grossesse n’est pas une maladie »…  très galvaudé et pourtant cela n’empêche personne de le chanter à tue-tête, encore moins les professionnels de la santé dont je fais partie (heureusement ou malheureusement). Nous sommes pourtant bien placés pour savoir que cela peut se révéler grave voire mortel (mais… n’allons pas si vite en besogne).

Tout avait commencé par une douleur légère, puis modérée, récurrente du célèbre « bas ventre ». Plongée dans la frénésie de mes activités professionnelles (se faire une place au soleil, ce n’est pas de la tarte lol!), je n’y avais pas d’abord prêté attention et de toute façon mon syndrome prémenstruel (et même menstruel) avait souvent tendance à se faire sentir violemment; et avouons-le, les soucis inhérents la condition de jeune-bientôt-trentenaire célibataire n’étaient pas des moindres.

Deux semaines de douleurs et toujours pas de « règles »… pour quelqu’un qui avait réussi à atteindre sagement ses 30 ans sans aucun pépin (ni « retard », ni « maladie ») et qui a passé suffisamment de temps à étudier le phénomène, cela posait question. Notre très amoureux galant pourrait nous avoir aidé à nous mettre dans la situation assez particulière où tout adulte que nous soyons, médecin de surcroit, sage, raisonnée et raisonnable, on se dit en bonne jeune africaine des temps modernes: « Mince! si c’est ça… Que vont dire mes parents?! ». La révolution n’est pas encore arrivée…

Ce n’est qu’après s’être soumise à l’exercice matinal de miction sur un stick (Positif évidemment, le contraire aurait été trop beau), que l’on se demande en bonne scientifique : « Pourquoi ai-je mal… autant mal? » Et bien entendu on pense à tout et à n’importe quoi. Heureusement le recul, la raison et le calme aidant (merci aux parents bientôt grands-parents pour l’éducation), une spécialiste choisie par mes soins me révélera à 6 semaines aménorrhées: une grossesse à risques.

Risques... que dire de plus? Le petit cœur bat, on n’entend et ne voit que lui, si merveilleusement inattendu et irréel,  mais le processus peut s’arrêter à tout moment. Cela n’a aucun sens. Comment peut prendre sens la réalité de la vie et la mort entremêlés si étroitement? Concept que le cerveau a toujours intégré et que le cœur d’une future mère de 7 semaines ne comprend pas.  On annonce la nouvelle au futur père comme aux parents et les réactions sont… tellement complexes. Du parent qui se voulait déjà grand-père il y’a pas si longtemps en nous rappelant notre age, au père de principes presque choqué de notre célibat bientôt en rondeurs, au papa inquiet pour notre santé… tout y est passé en 9 mois, ne parlant que de lui.

Ne pas s’attacher… car tout peut s’arrêter à tout moment… Mot d’ordre, conseil avisé.

Ne pas s’attacher… quand les longues ordonnances et examens s’alignaient et qu’il fallait ingurgiter quantités de comprimés, de suppositoires, d’injections douloureuses… molécules dont on redécouvrait les propriétés (on apprend toujours dans les situations les plus rocambolesques).

Ne pas s’attacher… quand on subit une première menace d’avortement précoce suivie de notre première intervention sous anesthésie générale en tant que patiente, parce qu’un patron peu compréhensif vous oblige à voyager pour le supplier de signer une permission dont finalement on choisira de se passer car il y’avait plus important en jeu (la mise en perspective brutale!).

Ne pas s’attacher… quand on subit une 2e menace d’avortement et qu’on obtient le Graal: un certificat de grossesse et un repos obligatoire jusqu’à la fin de celle-ci… (Bye patron!)

Ne pas s’attacher… quand les premiers mouvements fœtaux arrivent… Ces légers frémissements d’ailes de papillons imperceptibles que personne n’arrive à vous décrire et qui inondent votre cœur, votre âme; et qu’il faille cultiver la pensée positive malgré tout.

Ne pas s’attacher… quand votre vie se résume à compter les semaines de gagner (un mardi-jour de 1ere échographie après l’autre), votre lit, votre télévision (car même l’attention nécessaire pour lire vous quitte) et une sortie mensuelle au trajet simple: cabinet médical-échographie-laboratoire-pharmacie… Glacier préféré pour fêter chaque petite bonne nouvelle: il est toujours là! N’évoquons pas les aspects financiers n’est-ce pas?!

Ne pas s’attacher… quand on médite sur son nom et on choisit ces prénoms car trop prévoyante pour laisser ça au petit bonheur la chance.

Ne pas s’attacher… quand après s’être réjoui d’avoir traversé le N’ieme mardi symbolisant la viabilité fœtale, on se retrouve seule sans ‘unités d’appel’ dans le téléphone un vendredi soir dans le noir délestage oblige (très sub-saharien comme situation), qu’on pense ‘uriner sur soi’ et qu’ensuite vient la panique car c’est trop tôt.

Ne pas s’attacher… quand ayant pu joindre son frère pour le téléphone (vive les ‘SOS Crédits’), puis la gynécologue pour lui expliquer qu’on a déjà appliqué tout ce qui est écrit dans les manuels médicaux mais qu’on a besoin d’elle néanmoins, sa mère dévouée pour qu’elle arrive en courant (malgré notre voix très calme) et lui annoncer tout aussi calmement que sorti de la maison ce serait pour ne pas y revenir pareil.

Ne pas s’attacher… quand on doit, dans une position inconfortable tête en bas ‘perdre les eaux’ continuellement pendant 48hrs, d’abord sans douleur puis après dans une complication douloureuse intolérable, et qu’on a la sensation à chaque écoulement que la vie s’échappe de nous et qu’on n’y peut pas grand-chose.

Ne Surtout pas s’attacher… quand à un moment de la 2e nuit votre instinct et votre connaissance (déjà) de cet être, qui avait ces habitudes nocturnes en votre sein, vous font dire avec insistance qu’il y’a quelque chose qui ne va pas. Et qu’ayant cédé à vos exigences irrationnelles (dit-on) et somme toute scientifiquement formulées, on se rend compte après un examen rapide et précis qu’effectivement: rien ne va.

Ne Surtout pas s’attacher… quand la césarienne tranquillement programmée du départ devient une césarienne d’urgence avec le branle-bas de combat que cela implique à tous les niveaux…

Ne Surtout pas s’attacher à ce cœur… qui bat de moins en moins dans un ventre de plus en plus immobile… la mort qui a toujours rodé autour s’invitant finalement à la fête.

Ne surtout pas s’attacher… à l’amour… à lui…

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Ne surtout pas s’attacher… pour ne pas souffrir au cas où il ne verrait pas le jour, l’intellectualiser 9 mois durant… le souffrir dans sa chair, dans son esprit troublé et dans son cœur meurtri plus longtemps encore. Comment est-ce possible? Comment est-ce imaginable…

J’aime à croire que ma lucidité et ma connaissance du métier m’ont aidée et sauvée au moment décisif car j’ai reconnu les signes avant-coureurs à chaque étape. Oui, j’ai été attentive et lucide, et fort de ma réputation, la part de subjectif a été prise en compte par les collègues comme objective car exprimée rationnellement. Mais ce n’est malheureusement pas le cas de toutes, qui ne savent à quoi elles ont affaire.

 

Mais nous savons tous que, ce en quoi nous refusons de croire si souvent, je l’ai vécu… Le Miracle. Le Miracle de la vie… un petit miracle après l’autre, un sacrifice après l’autre, un jour de doute et de souffrance après l’autre… un battement de cœur après l’autre: il est arrivé. Un battant aux multiples facettes que nous découvrons chaque jour un peu plus. Alors, les sacrifices continuent, des douleurs de la guérison aux premiers et incessants ‘bobo’. On devient mère, ce faisant on regarde d’un autre œil cette mère que nous avons toujours eu et redécouvert pendant cette épreuve.

Oui, cela peut arriver à tout le monde.

Alors vient la question existentielle…. Comment faire un autre enfant (éventuellement) après une grossesse pathologique?

Lorsque j’aurais épuisé les armes et moyens à ma disposition pour avoir une réponse (bien que personnelle)… je ne manquerais pas de vous le dire.

Maternellement votre.

 

PS: Ce texte a été écrit d’un jet en vue de partager sur la nouvelle plateforme collaborative Les Maters notre expérience de la grossesse et la maternité…

Retrouvez cette magnifique initiative et d’autres textes de parents sur  Les Maters , nous aurons avec le temps des discussions et contributions de professionnels sur la maternité.

 

 

 

 

 

 

Libre

~~ Libérée,  délivrée , je ne mentirais plus jamais… ( ■Stop!)

~~ Quand sur ton corps, je m’endors / je m’évapore, bébé  tu dors / et moi j’attends  l’aurore. / Quand de mes levres tu t’enleves,/ un goût amer me rapelle que je suis au ciel. / Je je, suis libertine / je suis une catin / Je je, suis si fragile / Qu’on me tienne la main…

La c’est bon… Avais besoin de la bonne musique pour accompagner ce moment particulier. Entraînante, petillante et joyeuse ce qu’il faut. La préparation par l’anticipation qu’elle créée est souvent aussi importante et plaisante que la suite. La pensée vogue libre au gré du vent.

 

Le Pompier Surprise

Il s’appelle Amaury. Il a surgit récemment dans mes vadrouilles nocturnes et par moment je me demande comment un etre aussi different a pu me plaire suffisamment pour le revoir une troisième fois.

Mon corps, se déhanche sur la musique diffusé  par le home cinéma; Rouge ou Noire.. des noeuds ou pas?  Allez va pour du noir… les cerises  et raisins feront la touche de couleur. Ne pas oublier le plus important avant les vêtements, une mini-jupe me changera de mes culottes préférees, elle sera toujours la bienvenue pour créé  le choc thermique entre la fraicheur de l’habitacle et sa grande main chaude.

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Le plus important donc: « Jardin de bagatelle ». Une femme c’est aussi sa signature, la mienne je l’imprime dans les esprits grâce à Guerlain. Cette fragrance en particulier, plaisir de la séduction, créé pour representer la « Folie » (petit chateau et parc y attenant) du Comte d’Artois futur Charles X et le challenge qu’il releva de Marie-Antoinette de le rehabiliter en 2 mois. Voilà pour la folie que cette rencontre represente pour moi. La dernière fois c’etait une main audacieuse sur le bas du dos et les levres dans le cou, Cette fois qui sait, la voiture est grande. Bon, ce n’est pas tout ca de rêvasser, les cocktails ne vont pas se boire tout seuls.

Mon meilleur  ami 

Le chic, le choc, le charme, William. Savoureux autant que sage, de quoi chanter àtue-tête.  Mon « partner-in-crime »: de la folie des montres à l’ésotérisme en passant par le cinema et le vin… pour ne citer que ca. La curiosité  intellectuelle n’a pas de fin, la boulimie du savoir, la générosité de partager, l’humilité  que de toute facon nous impose les 24hrs, discutant à plus soif. Voilà nous. Et arriva cette seance de sauna, tellememt habituée à  lui énumérer mes imperfections que je ne pretais plus attention à  ce qu’il en disait (pour me faire sourire je supposais), ni au regard qu’il portait sur moi. Aussi habituée à  lui qu’à moi-même, le plaisir de ces lèvres  sur toutes mes lèvres me sonna… L’Alchimie instantanée à une définition pour moi. Le cerveau avait plané avant, le corps de fut pas en reste… Depuis lors le vendredi soir nous est réservé, à  lui, « Shalimar », et moi. Tel la princesse Mumhaz Mahal pour laquelle il fut créé je me sens exceptionnelle dans ces yeux. Sulfureuse je deviens lors de ces momemts hors de tout, la peau s’electrise et le temps s’arrete. Plus qu’un corps imparfait, je suis un esprit, une ame qui en rencontre une autre et je sais que le Taj Mahal n’est rien à côté  de ce que je sais il se demeneras à édifier de mon vivant pour moi. Je suis libre de lui parler de l’autre de tout les autres… car avant qu’ils soient, il fut.

Le Mari

Il s’etait assi à  notre spot préféré près  de la mer attendant que je le rejoingne après mon interminable ‘conference call’. Parfois je me sentais coupable de le faire attendre pendant nos vacances, parfois non… il était  aussi coutumier des fait. Le souvenir de vendredi me redonna le sourire avant de sortir par la terrasse  le rejoindre. Aussi grand et imposant qu’Amaury et plus strict au quotidien que William, il avait un truc en plus… Mon coeur longtemps réservé  peut être?

Lunettes visées  sur le nez, tête  baissee il lisait, comme d’habitude. J’etais curieuse de savoir ce qui après  notre nuit passionnée  l’accaparait tant en dehors de moi… je me savais: chaleur, douceur uniquement  pour lui; ma bouche était son domaine réservé.. mais qui sait, sa liberté  de penser pouvait mettre à  mal notre exceptionnelle  fusion. Une communion totale que je souhaite à  tous. ce n’est pas son corps, c’est un tout. Je lui ecrirais des milliers de lettres d’Amour comme Juliette Arouet à  Victor Hugo que je decrirais encoreemoins ce qui est de sa chair que ce qui relève  de son ame. Pour lui c’est toujours « Idylle « , magnifique fragance qui me rappelle toujours que « Lorsqu’on donne son corps, l’on est pas loin de promettre son ame ». Cupidon faisant feu de tout bois, il me reserva une surprise avec cette union. En honneur de ce cadeau du ciel, je savoure le ‘présent ‘, laisse le lendemain à  lui-même.

Arrivée  à  hauteur je vis le titre « Les 7 pêchés capitaux », il leva la tete et me sourit comme seul William  savait faire et me carressa la joue d’une main aussi grande et chaude que celle d’Amaury.

La seduction est un art complxe qu’on entreprend par défi,  désir  ou amour-propre; on use de son corps comme une arme car il est l’un des rares elements sur lequel on croit avoir prise. Mais je me refuse d’etre la proie conventionelle, je veux etre la lionne chasseuse que son Alter-ego aura plaisir a célébrer.

Je l’ai mon alter-ego, mon 3 en 1. La quete egoiste du plaisir est devenue une quete égoïste  en tandem. J’ai cessé de vivre  en apnée. Qui sait, d’autres personnages peuvent etrer dans la danse il y’a 7 pêchés  après  tout, plus que 4.

Je suis Moi, libre-penseur, libertine.

Je suis Libre.

« La gloire est éphémère, seule la renommée dure »  Pierre Francois Pascal Guerlain

 

Texte écrit pour le TBC S5 E5

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Precounselling…

La vie… virus mortel que l’on attrape à l’insu de notre bon gré, subissant ces aléas et contraintes, vicissitudes tant et tant évoquées dans une complainte désormais ordinaire et lassante.

La vie… et ces tuteurs qu’elle nous impose, parents de fortune voire fortunés, riches de métaux précieux mais plus encore d’expériences mais dont les paroles nous semble t’il devraient prendre exemple sur leurs yeux-fenêtres de l’Âme.

La vie m’a laissé voguer au gré de ses vagues et j’ai vu, expérimenté avec joie et souvent douleur des épreuves, choses que j’aurais aimé que l’on me dise pour m’épargner cette peine; j’ai découvert:

Que le monde, ce village planétaire, n’est pas celui que l’on fantasme. Tout le monde n’a pas le droit semble t’il de se réunir sous l’arbre à palabres et y étant, l’autorisation de parler dépend de la nature de la cuillère avec laquelle vous êtes né.

Que porter les aspirations avortées d’une communauté démunie est finalement lourd et ardu, on voudrait y échapper, comme on a réussi à échapper (du moins en avons nous l’illusion) à ce quartier populaire où notre soi-disante réussite faisant figure d’exemple est applaudie autant qu’elle exècre.

Que l’Amour mêlé de respect de 33 ans de nos chers parents ne se trouve pas, il nous est gracieusement offert (cadeau rare et précieux); mais il s’agit d’un choix à faire (l’accepter ou non) et d’un travail permanent sur soi à accomplir, une plénitude sur le chemin à trouver seul et ensemble.

Qu’être mère, on le devient. Un parcours du combattant long et parfois vital au bout duquel, au décours d’une dépression ou d’une psychose puerpérale vécue dans le silence du tabou, on prends ce qui nous est offert, si différent de notre fantasme, notre idéal. Et on aime avec d’autant plus de force que la différence est grande, on s’y efforce quoi qu’il arrive. Le bonheur étant sur le chemin.

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Que L’amour peut être inconditionnel, infini, intemporel; mon prince est donc arrivé en criant: ‘gare’ (enfin.. pas seulement, les 820 nuits suivantes en sont témoins). J’aimerais avoir du temps pour tout lui dire de mes découvertes mais rien n’est moins sur, alors il lira ici ce qu’il n’aura peut-être pas entendu aux battements de mon cœur pendant notre corps à corps primaire ou vu dans nos multiples regards échangés où les mots sont vains et superflus: Rends grâce au Grand Architecte (Le temps et l’amour sont ces dons les plus précieux, la mort étant acquise); aime-toi et la vie t’aimera encore plus. Soit tolérant envers toi-même. Remets-toi toujours en question, en oubliant pas de te forger ta propre opinion sur la vie, les événements. Cela suppose de la bonté, de l’effort, de la recherche, un esprit critique et de l’assurance; alors…

  • Donne-toi du travail, lutte, réalise… tu auras du bonheur dans l’accomplissement.
  • Apprends à tomber car tu tomberas, mais ne reste jamais au sol trop longtemps.
  • Lis (en français, en anglais, en espagnol et en mandarin de préférence), un bon bouquin au parfum exquis le soir au coucher ayant fermé ton Ordi (peut importe ce que ce sera à ton époque)… instruction, évasion… peu importe la raison: lis.
  • Voyage, apprends à cuisiner et pratique une forme d’art. Tu sortiras ainsi de ton cocon: physiquement et émotionnellement. Croquant littéralement la pomme, tu ouvriras ainsi ton esprit (L’Adam de Eve en sait quelque-chose…lol).
  • Entoure toi de gens pleins de plus: des intelligents, des casse-cou, des posés, des funs… ils te tireront vers le haut. Aies la vie sociale qu’ils te propose en toute mesure, sors de ton carcan, ose sans peur du ridicule. Élimine les toxicités et les êtres toxiques (la route est longue alors voyage léger, que des valises importantes). Dis-moi qui sont tes amis, je te dirais qui tu es et seras.
  • Prends le temps de vivre, de respirer, de profiter du soleil, de danser sous la pluie, de te donner le choix. Tranquillité d’une balade, un musé à voir, la discussion du prix pendant les emplettes, repos en musique devant un verre (ou autre crème glacée, miam), un film, un documentaire, une épreuve sportive.
  • Parles vraiment aux gens que tu aimes et qui t’aiment. Montre leurs ton cœur et prouve si nécessaire ton amour… le temps n’attend personne. Soit reconnaissant. Soit vrai.
  • Souris. De ce sourire généreux dont tu as empli nos cœurs dès le 1er jour… ne t’en départi jamais. Il te rappellera l’humilité, la générosité à avoir et te donnera la force d’avancer.
  • Médites.
  • Enfin… Ne laisse personne te dire que tu ne peux pas réussir. Protège tes rêves.

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Par monts et par vaux, j’ai aussi découvert:

Qu’etre parent au delà de l’éternel sacrifice, c’est apprendre à montrer  le chemin; s’épanouir en tant qu’adulte au-delà du sacrifice permanent pour être un exemple vivant que c’est possible. Mon petit prince, tu m’as sauvé et révélé plus encore à moi-même comme le conte le prédisait. Mais, je me suis arrachée à toi mon petit prince pour mieux te retrouver forte de ma nouvelle armure dont tu pourras être fier.

Que la liberté de choisir son chemin a des freins car il existe dans ce monde la notion de Bon continent,  Bon passeport, Bonne couleur de peau… Architecte d’intérieur et créateur de mode, Peintre et Directrice d’exposition, Chef cuisinier de talent, Écrivain… tout ça à la fois je voudrais être et plus encore… je me contenterais d’être médecin, un aux occupations éclectiques, sur ce continent noir ils diraient: ‘c’est déjà beaucoup’.

Que je suis cette version de moi-même aujourd’hui qui aimerais parfois être une autre (une autre qui aimerais certainement le moment venu être autre encore)… Fantasme bien humain. Je choisi donc d’incarner ce destin, dans cette dimension et accepte qu’il est déjà extraordinaire en soi.

Que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement. L’écume des vagues est si intéressante finalement.

Que l’on m’avait déjà dit toutes ces choses que j’ai cru avoir découvert.

Qu’on m’avait dit toutes ces choses que j’aurais peut être (ou pas) voulu savoir.

Qu’on m’avait dit aussi que je serais trop occupée a rêver ma vie pour écouter; et que lorsque je me serais brulé la main je comprendrais enfin de moi-même l’importance des oreilles et des yeux. Mais ils ont laissé faire, j’étais trop occupée à rêver de vous, de cet instant où mes mots s’envoleraient au-delà de moi et de mes petits papiers crayonnés pour aller a votre rencontre… Et vous voici enfin! Dans ma réalité et moi dans votre imaginaire…

Qu’ils me l’avaient aussi dit pendant ces ‘precounsellings’, que: Rêver, c’est la 1ere étape.

Que j’aurais aimé qu’ils me disent juste, outrepassant cette pudeur légendaire: Nous t’aimons. Mais peut-être n’étais-ce pas nécessaire…

La vie… Mortelle maladie!

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**TBC05E02.  Thème: « Ce que j’aurais aimé que l’on me dise »

Ce texte vous est donné à lire dans le cadre du Blog Contest, rendu à sa 05e saison. 6 bloggeurs élus s’engagent à produire le 20 de chaque mois sur un thème imposé par une communauté de lecteurs-votants aussi assidues que exigeants…lol. Retrouvez les textes de mes compagnons d’infortune sur:

Le groupe facebook:  The Blog Contest Forum

Leurs Blogs:

Alain Etoundi

Elijah d’Arcy
Fafa Ianjatiana
Fedna Perla David
Laetitia Tonye Loe